03.02.2012 / EXKLUSIV/ GEHEIMBERICHT GEIBEN-BOMMELEEER III: Die Drogen- und die "Hold-Up"-Sektion

Und immer wieder fehlen Leute!

Der Geheimbericht Geiben - Eine mögliche Erklärung in Sachen "Bommeleeër" (III) aus Luxemburg

3) Section stupéfiants

La section stupéfiants comprend actuellement l’effectif suivant: les commissaires en chef ASSELBORN et ROCK, les commissaires KIRSCH et MULLER, et les commissaires-adjoint RONCK et WEYDERT.

Le volume de travail auquel doit faire face cette section est également considérable. Les récentes saisies de drogues aux frontières, surtout à l’aéroport, et l’augmentation de l’usage des drogues par les jeunes au Luxembourg parlent d’eux-mêmes.

La section drogue est une section spécialisée qui est considérablement sollicitée et qui le sera d’avantage encore à l’avenir. Or, avec un effectif de 6 fonctionnaires, aucun travail préventif n’est possible, car les membres de cette section sont constamment sollicités pour intervenir soit à la suite d’une infraction constatée, soit à la suite d’un renseignement obtenu par des informateurs par exemple. Or, si le fléau de la drogue veut être combattu avec un minimum de chance de réussite, il y a lieu de travailler préventivement sur le terrain, par exemple en observant le milieu et en agissant immédiatement. Ce genre de travail, les membres de la section stupéfiants ne peuvent pas le faire.

Les 6 fonctionnaires de ce service ont également accepté d’assurer un tour de rôle de permanence spéciale, ce qui fait que chaque cas de criminalité en relation avec la drogue, qui survient sur le territoire du Grand-Duché leur est automatiquement délégué. Cela contribue évidemment à une meilleure centralisation des renseignements et à un rendement accru, mais cela exige également beaucoup d’heures de travail supplémentaires et qui doivent être compensées par la suite.

Conclusions:

Quelles sont mes propositions?
- dans les meilleurs délais possibles: renforcer la section stupéfiants par deux fonctionnaires, afin de porter l’effectif à 8 unités.
- à moyen terme (2 à 4 ans): augmenter l’effectif afin de pouvoir disposer de 10 enquêteurs au sein de cette équipe, chiffre idéal.

4) Section anti-hold up:

L’effectif de cette section comprend actuellement 3 fonctionnaires, à savoir le commissaire en chef FISCHER, le commissaire FROEHLING et le commissaire-adjoint MARTIN.

Cette section a jusqu’à présent accompli un travail considérable, pour ne pas dire monumental. Toutes les agressions à main armée, contre des institutions ou d’otages, et tous les incidents ayant à leur origine une motivation terroriste, sont traités par les membres de cette section, qui travaillent à 3!

Au fil des années ces 3 fonctionnaires ont ainsi réussi à se tisser un réseau de connaissances et d’informations qui leur a permis d’élucider plus d’une affaire. Le fait que tous les renseignements concernant la criminalité violente aient abouti auprès de cette section, était assurément bénéfique pour la lutte contre ce genre de criminalité.

Mais il est également un fait que travailler à 3 dans une pareille section, alors que le nombre des agressions violentes est en constante augmentation, relève de la pure gageure.

Suite aux absences pour congés, repos ou maladie, la plupart du temps deux fonctionnaires sont présents au bureau seulement. Un travail en équipe devient dés lors totalement impossible.

Qui plus est, les membres de cette section assuraient une permanence spéciale, spécifique à leur domaine de criminalité, sur base de volontariat. Ce qui vient à dire que chaque membre de la section assurait la permanence 1 semaine sur 3, mais le plus souvent 1 semaine sur 2 (chacun d’entre-eux assurait également la «grande permanence Sûreté 3 à 4 fois par an).

Les réactions à ce stress ne se sont d’ailleurs pas fait attendre, et j’ai présentement sur mon bureau une demande du commissaire FROEHLING qui n’est plus disposé à assurer la permanence spéciale anti-hold up. Comme cette permanence a été volontaire, le fonctionnaire précité a parfaitement le droit de se désister. Or, suite à ce désistement et suite au fait que le commissaire-adjoint MARTIN sera dans un proche avenir sollicité pour assurer la surveillance du casino de Mondorf (il ne pourra dès lors assurer la permanence spéciale anti-hold up) la section anti-hold up n’est plus viable.

Même s’il serait décidé de maintenir la section sans permanence spéciale, cela équivaudrait à un pas en arrière, car les autres membres de la Sûreté, assurant la permanence normale, auraient dès lors à traîter des agressions survenues en dehors des heures de service, et remettraient ces affaires à leur collègues de la section anti-hold up le lundi matin. Or ceux-ci refusent catégoriquement de s’occuper d’une affaire qu’ils n’ont pas suivie dès le début (ce qui est une réaction normale à mon sens); c’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils étaient initialement disposés à assurer une permanence spéciale.

Donc il ne reste qu’une solution valable et rationnelle: dissoudre la section anti-hold up et l’intégrer dans la section pénale.

Je tiens néanmoins à préciser que la dissolution d’une section spéciale ne doit en aucun cas constituer un désaveu vis-à-vis des fonctionnaires concernés (c’est un problème d’ordre psychologique qu’il ne convient pas de négliger), mais que cette solution se justifie uniquement par nécessité et constitue une mesure de rationalisation.

Conclusions:

Quelles sont mes propositions?
Dans l’immédiat et au niveau chef d’administration: dissolution de la section anti-hold up. Mutation des commissaires FISCHER et FROEHLING à la section pénale, avec leur domaine de spécialisation (qui sera néanmoins traîté par tous les membres de la section pénale, selon les besoins du service); mutation du commissaire-adjoint MARTIN à la section police des étrangers.

Pour les mesures ultérieures, il y a lieu de se référer aux remarques formulées sous la rubrique «section pénale».

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